Maître YUAN Zumou

02 décembre 2013
Auteurs : Jean-Louis Tacita et Sabrina Leclanche

Le Maître

Expert en arts martiaux chinois, il enseigne en France le Shuai-Jiao (lutte traditionnelle chinoise basée sur les saisies et projections) depuis 27 ans, ainsi que le Shou Bo (très proche du Shuai-Jiao mais qui inclut les frappes : coups de pieds et poings).

Né en 1940 près de Shanghai en Chine, il commence la pratique des arts martiaux à 14 ans et suit les cours de Maître Song Seng Pu (entraîneur de l’équipe de Shuai Jiao de Shanghaï) et de son fils Song Bo Shen (champion de Chine de Shuai Jiao en 1953).

Il suit ses études à Shanghaï et en 1958 intègre l’institut des sports, et se spécialise dans la pratique du Shuai Jiao. Il y obtiendra son professorat.

En 1959, il intègre l’équipe de lutte de Shanghaï et devient champion de Chine de lutte libre en 1965. Il reçoit également le titre de Maître par la commission d’état de l’éducation physique et sportive.

De 1979 à 1985, il est entraîneur de Shuai Jiao et forme plusieurs champions de Chine.

En 1985, Maître YUAN Zumou s’installe en France. Depuis, il n’a jamais cessé de promouvoir le Shuai Jiao et le Shou Bo. D’abord en formant des professeurs français par le biais du groupe d’entraînement qu’il a créé dans le 13è arrondissement de Paris. Puis en organisant de nombreux stages et évènements jusqu’à aujourd’hui.

En 1991, l’association Française de Shuai Jiao est déclarée officiellement.
En 1992, il organise le premier tournoi international de Shuai Jiao en France avec des équipes venant de plusieurs pays : France, Espagne, Pays Bas, Suisse, Italie, Afrique du Nord, Etats-Unis.
En 2003, le Shou Bo devient une discipline officielle.
En 2012, création de la fédération internationale de Shou Bo, il en est le président, et création de la fédération française de Shou Bo, il en est le directeur technique.
En 2013, 1er championnat du monde de Shou Bo.

Sa contribution à l’essor de la lutte traditionnelle lui a permis d’obtenir plusieurs distinctions :

En 2002, le ministère de la jeunesse et des sports de France lui remet la médaille de bronze.
En 2004, le gouvernement chinois lui rend hommage pour la promotion de la culture chinoise en France à travers ses associations de Shuai Jiao et de Tai Ji Quan.
En 2005, à la demande de plusieurs universités chinoises, une délégation française encadrée par Maître YUAN Zumou, présente en Chine les modalités du Shou Bo moderne.
En 2006, le bureau national du sport de Chine lui remet un diplôme honorifique pour son importante implication dans l’importation du Shuai Jiao en France.
En 2013, il reçoit la médaille d’or du ministère de la jeunesse et des sports de France.

Le Shou Bo

La traduction littérale du terme Shou Bo est « combat à mains nues ». Cette désignation  pour l’art du combat chinois remonte à l’antiquité.
Ainsi, l’ancienneté de l’utilisation de cette expression est historiquement prouvée. Au plus tard au 3ème siècle avant J.C sous la dynastie Qin (-221 à -206), mais la discipline désignée sous ce nom est bien plus ancienne (3 à 4 mille ans).

Dans l’antiquité, déjà utilisé en tant que discipline de compétition, le Shou Bo de l’époque comme sa version moderne, permettait quatre distances de combat : Ti les pieds, Da les poings, Na les saisies, Shuai les projections.

L’essor du shou bo est stoppé sous la dynastie Juan (1279 à 1368) en raison de l’interdiction de la pratique des percutions par les mongoles dont l’empire dominait alors sur la Chine. La lutte était pour les mongols le mode d’expression martial traditionnel, ils craignaient l’utilisation du shou-bo par les chinois pour une révolte.

YUAN Zumou est le créateur de la version moderne du shou-bo et de ses règles ouverte à l’utilisation du Dalian (la veste de lutte chinoise).

Les 7 et 8 décembre 2013 auront lieux les premiers championnats du monde de Shou Bo.



Article dans Karate-Bushido sur le premier championnat du monde de Shou Bo

Article sur le site de Shou Bo international sur le 11eme championnat international de Shou Bo